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Iran : Troisième jour de grève de la faim à la prison de Ghezel Hesar tandis que Khamenei intensifie les exécutions

17/10/2025 Les prisonniers protestent contre les exécutions de masse alors que la répression s’aggrave et que l’Iran s’enfonce dans l’isolement international.
Alors que le régime iranien intensifie sa campagne nationale d’exécutions pour étouffer la contestation et terroriser la société, les détenus de la prison de Ghezel Hesar, à Karaj, sont entrés dans leur troisième jour de grève de la faim. Cette action de protestation, déclenchée dans l’unité 2 de la prison, répond directement au transfert d’au moins onze détenus en isolement en vue de leur exécution.

Selon des témoignages provenant de l’intérieur de la prison de Ghezel Hesar, l’atmosphère est devenue tendue et fortement militarisée. Les forces de sécurité ont imposé un contrôle strict sur les quartiers, tandis que les autorités judiciaires tentent de mettre fin à la grève en multipliant les promesses vagues et mensongères. Malgré cela, le mouvement se poursuit, et l’état de santé d’au moins un prisonnier est jugé critique.

Les prisonniers transférés en isolement dans la prison de Ghezel Hesar ont été identifiés comme suit :
Ahmad Esḥaq-Zehi (Mandi-Zehi), Ahmad Koushki, Ali Ahmad Zahedai, Mohammad Ne’mati, Mehdi Yousefi, Ahmad Sadegh-Nia, Zarali, Meysam Jalinus, Hadi Naqdi et Mehdi Ein-al-Elahei.
Une vague d’exécutions en pleine expansion
Cette grève de la faim survient dans un contexte de hausse alarmante des exécutions à travers le pays. Selon le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), au moins 26 prisonniers ont été exécutés entre les 11 et 14 octobre dans plusieurs villes.
Le CNRI a condamné ces exécutions, les qualifiant de composante d’une campagne de terreur orchestrée par Ali Khamenei, destinée à empêcher toute révolte alors que le régime est miné par des crises internes et des luttes de pouvoir.

« Pris dans un enchevêtrement de crises et d’échecs successifs, tant intérieurs qu’internationaux, et confronté à une intensification des luttes internes à son régime, Ali Khamenei accélère la machine des exécutions et de la répression pour bloquer les soulèvements et éviter l’explosion de la colère populaire », déclarait le CNRI dans un communiqué le 14 octobre.

Les exécutions recensées sur cette période de quatre jours sont les suivantes :

14 octobre (mardi) : sept prisonniers, dont Yarhossein Nazarian, Mostafa Mirzaei et Ayoub Latifian à Khorramabad ; Ebrahim Delaram et Allahkaram Ghasemi à Yasuj ; Yahya Najafi à Gachsaran ; et Ehsan Pour-Masoumi à Sirjan.

13 octobre (lundi) : huit prisonniers, dont une femme — Morteza Darvishi et Ebrahim Risi à Minab ; Mousa Yeganeh à Qazvin ; Sobhan Safinejad, Zeinab Khodabandeh et trois autres à Ispahan.

12 octobre (dimanche) : six prisonniers — Esmail Roshani à Kashan ; Behzad Moridan et Hassan Sohrabi à Arak ; Saadi Khalifeh et Hamid Abdali à Dezful ; et Fardin Parvizi à Semnan.

11 octobre (samedi) : cinq prisonniers — Rahman Kohzadi et Ali Akbar Hassani à Zanjan ; Homayoun Safari à Ilam ; Mohammadreza Akhbari à Yasuj ; et Hafez Rahmati à Khorramabad.
Appel à une action internationale immédiate
Le CNRI appelle les Nations Unies, l’Union européenne et toutes les organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour stopper la campagne d’exécutions menée par le régime iranien et sauver la vie des prisonniers menacés de mort.

La grève de la faim de la prison de Ghezel Hesar illustre un mouvement de résistance plus large au sein des prisons iraniennes, où des détenus continuent de risquer leur vie face à la brutalité du régime.

Alors que les exécutions se multiplient et que la tension sociale monte, le pouvoir clérical redouble de répression, craignant que le moindre signe de faiblesse n’allume l’étincelle du soulèvement populaire qu’il redoute tant.