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Une rapporteuse de l’ONU sur la situation des droits humains en Iran alerte sur l’exécution de six prisonniers politiques iraniens

06/11/2025  La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran, Mai Sato, a exprimé dans une lettre officielle de vives inquiétudes concernant le sort de six prisonniers politiques condamnés à mort par le régime iranien.

Elle souligne que l’application de la peine de mort pour le chef d’accusation de “baghi” — terme signifiant rébellion ou insurrection armée contre l’autorité en place — viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est partie, et constitue une infraction au droit international.

Six prisonniers menacés d’exécution imminente
Selon la lettre publiée le mercredi 5 novembre par la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran, Mai Sato, accompagnée de la réponse officielle du régime iranien, les détenus suivants font face à une exécution imminente à l’issue de procédures judiciaires opaques :

Babak Alipour

Vahid Beni-Amrian

Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar

Pouya Ghobadi

Abolhassan Montazer

Seyed Mohammad Taghavi Sangdehi

Ces hommes auraient subi tortures, isolement prolongé et privation du droit à un procès équitable, selon les informations relayées par la Rapporteuse spéciale.

Une application illégale de la peine capitale
La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran, Mai Sato, rappelle que, conformément au droit international, la peine de mort ne peut être appliquée que pour les “crimes les plus graves”, tels que le meurtre intentionnel.

L’étendre à des accusations de type “baghi” — soit la rébellion armée ou l’insurrection contre le régime — contrevient directement aux obligations juridiques de l’Iran.

Des arrestations arbitraires et violentes
La lettre précise que les six prisonniers ont été arrêtés entre le 22 décembre 2023 et le 23 février 2024, dans plusieurs régions du pays, notamment à Téhéran et à la frontière de Chaldoran, sans mandat judiciaire et dans des conditions violentes et intimidantes.

Ils ont été poursuivis et condamnés pour “baghi” en raison de leurs liens présumés avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), principal mouvement d’opposition au régime iranien.

Appel à la suspension immédiate des exécutions
Dans sa lettre, la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran, Mai Sato, appelle les autorités iraniennes à suspendre immédiatement ces exécutions et à garantir des procédures conformes aux principes du procès équitable et aux normes internationales des droits humains.

Elle réaffirme que le respect du droit à la vie et de la justice équitable constitue une obligation incontournable pour tout État membre des Nations unies — un principe que l’Iran continue de bafouer par ces condamnations arbitraires et politiquement motivées.