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Il est temps d’en finir avec la lâcheté morale : l’UE doit affronter le règne de terreur de l’Iran

14/12/2025  L’Europe doit rester ferme : un appel unanime pour faire face à la catastrophe des droits humains en Iran
En cette Journée internationale des droits humains, des experts exigent des mesures concrètes contre la machine de mort institutionnalisée de Téhéran et contre ses menaces régionales, affirmant que la justice finira par l’emporter.

Alors que le monde célèbre la Journée internationale des droits humains, l’attention collective doit se tourner vers la crise sans précédent qui se déroule en Iran, où la situation des droits humains a atteint un degré de gravité inégalé.

Les chiffres donnent le vertige : près de 1 800 exécutions ont été recensées en 2025, et 1 932 ont déjà été rapportées cette année, un niveau de terreur d’État rarement observé dans l’histoire contemporaine. L’ancienne eurodéputée Dorien Rookmaker l’a résumé sans détour :

« Je crois qu’il est juste de dire que le régime iranien est aujourd’hui le plus atroce, le plus vicieux, le plus cruel au monde. C’est le mal à l’état pur, à 100 %. »

Ces morts ne sont en rien le résultat aléatoire d’un système judiciaire défaillant. L’ambassadeur Stephen Rapp, ancien procureur international, a rappelé que « Ces exécutions judiciaires, ces meurtres judiciaires, ne sont pas sporadiques : ce sont des mesures calculées. Ce sont des actes de terreur d’État destinés à écraser la dissidence et à reprendre le contrôle après deux soulèvements nationaux et le récent conflit international. »

L’avocate internationale des droits humains Azadeh Zabeti a confirmé cette stratégie répressive, soulignant : « Les autorités iraniennes, une fois encore, comme elles l’ont déjà fait, instrumentalisent les tribunaux pour réduire au silence la dissidence et faire taire le peuple iranien. »

Cette nouvelle vague de brutalité fait explicitement écho à l’horreur du massacre de 1988, où 30 000 prisonniers politiques furent exécutés.

Dominique Attias, présidente du conseil d’administration de la Fondation des avocats européens, a insisté pour nommer ce crime avec précision :

« Ce massacre constitue à la fois un génocide et un crime contre l’humanité. Il faut le dire. Si nous ne le disons pas ici, où le dirons-nous ? »

La force du changement
Malgré les efforts du régime pour instiller la peur — notamment par des exécutions publiques ou en ciblant des activistes comme l’ingénieure Zahra Tabari, 67 ans — la flamme de la résistance ne s’est jamais éteinte.

Struan Stevenson, qui présidait la réunion, a souligné : « L’épicentre demeure à Téhéran, et la seule force capable de le renverser, ce sont les Iraniens eux-mêmes. »

Cette conviction est profondément ancrée dans la société.

Le Dr Sina Dashti, témoignant du soutien de sa famille à l’opposition démocratique, a livré un témoignage bouleversant :

« Ma mère, avant de nous quitter pour toujours, était très fière que ses enfants soutiennent les Moudjahidine, et elle nous a demandé de prendre ce soutien très au sérieux, car le peuple iranien n’a aucun autre espoir, aucun autre outil pour obtenir la liberté. »

La détermination du peuple iranien illustre parfaitement la mise en garde de Kumi Naidoo, ancien secrétaire général d’Amnesty International :

« Au moment de l’histoire où nous nous trouvons, le pessimisme est un luxe que nous ne pouvons tout simplement pas nous offrir. »

L’impératif moral et sécuritaire de l’Europe
Le temps de l’apaisement et de la « lâcheté morale » est révolu. L’Union européenne doit reconnaître que la défense des droits humains en Iran n’est pas une préférence idéologique mais le cœur même de sa mission diplomatique.

Juan Fernando López Aguilar, ancien ministre de la Justice, l’a souligné :

« La responsabilité envers les droits humains devrait certainement être la priorité numéro un de l’UE lorsqu’elle agit sur la scène mondiale. »

La menace du régime dépasse par ailleurs largement ses frontières, déstabilisant toute la région par l’intermédiaire de ses relais. Antonio López-Istúriz White a mis l’Europe en garde sans détour :

« Je le dis toujours, ne vous y trompez pas : aujourd’hui, la cible est peut-être Israël, mais la prochaine, c’est l’Europe. »

Les exigences immédiates adressées à l’UE sont claires : instaurer un moratoire sur les exécutions, inscrire les Gardiens de la Révolution (les pasdarans) sur la liste des organisations terroristes, et conditionner toute relation diplomatique à des progrès mesurables en matière de droits humains.

La reddition de comptes est inévitable
Le message final doit être celui d’un engagement inébranlable envers la justice.

Mark Ellis, directeur exécutif de l’International Bar Association, l’a affirmé :

« Les architectes et les exécutants des atrocités commises en Iran ne doivent se faire aucune illusion : le temps ne joue pas en leur faveur. »

Les preuves sont conservées, et le monde observe, garantissant qu’un jour les responsables de ces crimes seront jugés.

Alors que les tyrannies fondées sur la peur, le mensonge et la violence sont vouées à s’effondrer, le monde démocratique doit se tenir prêt à soutenir le peuple iranien au moment de sa libération.

En ce 77ᵉ anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’engagement doit être clair : ne jamais sacrifier la justice sur l’autel de la commodité politique.