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Iran : L’insurrection nationale entre dans sa cinquième journée face à une répression sans précédent

03/01/2026 Alors que l’année 2026 débute à peine, l’Iran est secoué par une nouvelle vague de contestation majeure. Depuis six jours consécutifs, un mouvement de protestation national, initié par la grève des bazars et rejoint par les universités, embrase les rues de plusieurs villes. Face à cette soif de liberté, le régime clérical répond par sa seule méthode de gouvernance : une violence débridée et une accélération terrifiante de la machine à exécuter.

Une colère qui gagne tout le pays
Ce qui a commencé comme une protestation contre l’effondrement économique et la corruption endémique s’est rapidement transformé en un soulèvement politique aux revendications claires. Au matin du jeudi 1er janvier 2026, des manifestations ont éclaté à Téhéran ainsi que dans des villes comme Lordegan, Arak, Kermanshah et Fasa.

Les rapports provenant du terrain indiquent une intensification des affrontements. À Fasa (province du Fars), la situation a pris une tournure insurrectionnelle lorsque des jeunes révoltés ont pris d’assaut le gouvernorat de la ville, brisant les barrières symboliques de l’autorité de l’État. De même, à Lordegan, les forces répressives n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur les manifestants qui scandaient des slogans hostiles au Guide Suprême, Ali Khamenei.

Ce mouvement se distingue par sa clarté politique. Dans les rues, un slogan résonne avec force, rejetant toute forme de dictature, passée ou présente : « À bas l’oppresseur, qu’il soit Chah ou Guide (Mollah)« . Ce cri de ralliement démontre la volonté du peuple iranien d’établir une république démocratique, refusant le retour à la monarchie tout autant que la tyrannie religieuse actuelle.

2025 : Une année noire pour les droits humains
La résurgence de ces manifestations intervient dans un contexte de terreur d’État absolue. Les statistiques révélées par la Résistance iranienne à la fin de l’année 2025 sont effroyables et doivent alerter la communauté internationale.

Un record macabre : Plus de 2 200 exécutions ont été recensées en 2025, un chiffre sans précédent au cours des 37 années de règne d’Ali Khamenei.

Les femmes en première ligne : Au moins 64 femmes ont été pendues l’année dernière, marquant une augmentation dramatique de la violence ciblée contre celles qui incarnent le slogan « Femmes, Résistance, Liberté ».

Exécutions publiques : Le régime a multiplié les pendaisons publiques, une pratique barbare destinée à terroriser la population et à étouffer toute velléité de révolte.

Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques ; ils représentent des vies brisées et témoignent de la fragilité d’un régime qui ne tient plus que par la corde de la potence.

La résistance derrière les barreaux et dans les rues
Malgré cette répression féroce, le moral de la résistance reste intact. Dans les prisons, le mouvement des « Mardi Non aux Exécutions » a franchi le cap des 100 semaines consécutives. Chaque mardi, des prisonniers politiques de diverses convictions entament une grève de la faim pour protester contre la peine de mort, un acte de défiance courageux au cœur même des geôles du régime.

Parallèlement, les Unités de Résistance continuent de jouer un rôle moteur, organisant les protestations et diffusant des messages d’espoir. La jonction entre les étudiants des grandes universités de Téhéran (comme l’Université de Téhéran et Polytechnique) et les commerçants des bazars montre une unification des classes sociales contre l’oppresseur commun.

L’urgence d’une solidarité internationale
L’insurrection actuelle en Iran n’est pas un événement isolé, mais la continuation d’un combat historique pour la dignité humaine. Alors que les forces de sécurité utilisent des gaz lacrymogènes et des balles réelles contre des civils désarmés à Téhéran, Hamedan et ailleurs, le silence de la communauté internationale ne peut plus être une option.

Le peuple iranien, par ses cris et ses sacrifices, montre qu’il a choisi son destin : celui de la liberté et de la démocratie. Il appartient désormais aux défenseurs des droits de l’homme à travers le monde de faire écho à leur voix et d’exiger l’arrêt immédiat des exécutions et la reconnaissance du droit légitime des Iraniens à se défendre face à la tyrannie.