14/01/2026 Les dirigeants européens condamnent la violence et appellent à la désignation des comme organisation terroriste, alors que la répression des manifestants s’intensifie à l’échelle nationale
Friedrich Merz, chancelier de l’Allemagne, a qualifié de disproportionnées et brutales les actions répressives du régime iranien contre les manifestants, soulignant que l’adoption d’une telle approche révèle la faiblesse des autorités au pouvoir.
S’exprimant lundi 12 janvier, lors d’une visite en Inde, Friedrich Merz a déclaré que depuis le début des manifestations à travers l’Iran, un nombre croissant de citoyens issus de tous les milieux sociaux descendent chaque jour dans la rue pour manifester pacifiquement en faveur de la liberté et d’une vie meilleure.
Il a ajouté qu’il ne s’agissait pas seulement d’un droit incontestable, mais que le courage avec lequel ces personnes font face à la violence disproportionnée et brutale des forces de sécurité iraniennes mérite le plus grand respect et la plus haute reconnaissance.
Le chancelier allemand a appelé Ali Khamenei, guide suprême du régime iranien, à protéger son propre peuple plutôt que de le menacer.
« Nous condamnons fermement la violence que les autorités au pouvoir à Téhéran exercent contre leur propre population », a-t-il déclaré, ajoutant que cette violence n’est pas un signe de force, mais bien un signe de faiblesse.
Peu après le début des manifestations, dans la soirée du 8 janvier, le régime iranien a procédé à une coupure totale d’Internet sur l’ensemble du territoire.
Des informations en provenance d’Iran, ainsi que des déclarations d’organisations de défense des droits humains, indiquent que la massive répression des manifestants, en particulier après la coupure d’Internet, s’est intensifiée.
L’Union européenne prête à imposer de nouvelles sanctions
Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, a déclaré le 12 janvier, dans un entretien accordé au magazine Politico, que le bloc envisageait la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions contre le régime iranien en réponse à la brutale répression des manifestants en Iran.
Elle a souligné que l’Union européenne avait déjà adopté des sanctions étendues contre l’Iran en raison des violations des droits humains, des activités nucléaires et du soutien de Téhéran à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.
Ces déclarations sont considérées comme la position la plus ferme exprimée jusqu’à présent par un haut responsable de l’Union européenne concernant la dernière vague de répression des manifestations en Iran.
Auparavant, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, avait indiqué que Bruxelles suivait de près l’évolution de la situation en Iran, tandis que Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, avait affirmé que l’Europe devait prendre conscience de sa responsabilité et agir en conséquence.
Réactions des dirigeants européens
Micheál Martin, Premier ministre de la République d’Irlande, a également condamné avec force, le 12 janvier, la sauvage et violente répression des manifestants en Iran, qui a fait des centaines de morts.
Dick Schoof, Premier ministre des Pays-Bas, a lui aussi dénoncé la répression exercée contre les manifestants et a déclaré que les Pays-Bas appelaient le régime iranien à mettre fin aux violences.
L’organisation non gouvernementale UN Watch, évoquant la répression des manifestants par le régime iranien, a appelé à la convocation urgente d’une réunion des Nations unies consacrée à la situation en Iran.
Ces derniers jours, Ali Khamenei, qualifié de dictateur à Téhéran, ainsi que d’autres responsables du régime, ont tenté d’attribuer la révolution nationale du peuple iranien à des « ennemis », notamment aux États-Unis et à Israël. Le 9 janvier, Khamenei a qualifié les manifestants de « mercenaires étrangers » et a insisté sur la poursuite de la répression contre la population.
Le 12 janvier, Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, a réitéré la position d’autres responsables, niant toute responsabilité du régime dans la mort de manifestants et affirmant que des « terroristes armés » avaient tiré sur les forces de sécurité, la police et des civils.
Appel à inscrire les pasdarans sur la liste des organisations terroristes
Le 12 janvier, Marie-Agnes Strack-Zimmermann, présidente de la commission de la défense du Parlement européen, a exprimé son soutien au peuple iranien et a souligné que le Corps des gardiens de la révolution islamique (les pasdarans) devait être inscrit dans les plus brefs délais sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.
Elle a déclaré que le fait qu’une telle mesure n’ait pas encore été prise constituait un échec majeur, ajoutant que, contrairement aux affirmations antérieures, cette décision est tout à fait réalisable et que des preuves et des documents suffisants existent clairement pour la justifier.
