14/01/2026 La répression qui s’abat actuellement sur l’Iran atteint des niveaux de violence jamais vus. Selon les dernières informations urgentes publiées par le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) et basées sur les rapports du réseau de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) à l’intérieur du pays, le nombre de manifestants tués par les forces du régime a dépassé le seuil tragique de 3 000 à la date du 11 janvier.
Une répression de masse face à une résistance organisée
Le franchissement du cap des 3 000 morts en si peu de temps indique une escalade brutale des forces répressives, notamment les Gardiens de la Révolution, contre une population désarmée mais résolue. Contrairement aux mouvements passés, la rapidité avec laquelle ce bilan s’alourdit montre la panique du régime face à l’ampleur nationale du soulèvement actuel.
L’OMPI, grâce à ses Unités de Résistance présentes dans toutes les provinces, continue de documenter ces crimes malgré le black-out total imposé sur Internet et les communications. Chaque chiffre représente une vie volée, une famille endeuillée, et un crime qui devra être jugé.
Ce chiffre est basé sur le recoupement et la vérification des informations recueillies auprès de sources locales, d’hôpitaux, de centres de médecine légale et des familles des personnes tuées ou disparues de force dans au moins 195 villes du pays.
Le régime clérical a été contraint de diffuser les images des corps de certaines victimes à la télévision d’État, tout en attribuant faussement leur mort aux forces d’opposition et aux manifestants. Maryam Radjavi a qualifié le massacre des manifestants de « crime majeur contre l’humanité ».
La répression ordonnée depuis le sommet du pouvoir
Le 9 janvier 2026, Ali Khamenei a utilisé un langage explicite et incendiaire pour qualifier les manifestants de « saboteurs » et de « mercenaires », déclarant que l’État « ne reculera pas face à eux ». Du point de vue du droit international, cette déclaration constitue un feu vert officiel de facto pour l’usage de la force létale contre des rassemblements civils. Elle attribue directement la responsabilité de tout massacre qui s’ensuivrait à la plus haute autorité du régime clérical.
Coupure d’Internet : Une couverture sécuritaire pour la répression
Simultanément à ce discours, l’accès à Internet a été coupé dans tout l’Iran. Les rapports techniques confirment une perturbation généralisée de la connectivité internationale. Les précédents, notamment la répression de novembre 2019, démontrent que les coupures d’Internet ne sont pas des mesures techniques mais des outils de sécurité conçus pour empêcher la documentation et la diffusion des preuves de la répression et des meurtres dans les rues.
Priver la population de communications a également perturbé l’accès à l’assistance médicale pour les blessés et empêché les familles d’obtenir des informations sur leurs proches détenus. Ces actions constituent de graves violations du droit à la vie et s’apparentent à une torture psychologique collective.
Alerte sur l’accélération des exécutions
Parallèlement à l’intensification de la répression dans la rue, les directives émises par le chef du pouvoir judiciaire iranien appelant à des « poursuites rapides et décisives » contre les manifestants ont soulevé de graves inquiétudes quant au risque d’exécutions extrajudiciaires et expéditives.
Par exemple, la famille d’Erfan Soltani, 26 ans, arrêté le 8 janvier à Fardis, Karaj, a été informée qu’il avait été condamné à mort et que son exécution était prévue pour le 14 janvier. Et ce, bien que la durée de sa détention, la rapidité de la procédure et le prétendu procès du régime ne ressemblent en rien aux normes reconnues d’une procédure régulière ou d’un procès équitable.
Le bilan humain de la répression
Selon les rapports des droits de l’homme, entre le 30 décembre 2025 et le 9 janvier 2026, au moins 3 200 personnes ont été arrêtées dans 80 villes, des chiffres qui ne reflètent que les cas vérifiés. Parmi les détenus figurent au moins 59 enfants et adolescents de moins de 18 ans. Certaines sources estiment le nombre de détenus à plus de 10 000.
Depuis le 9 janvier 2026, toutes les lignes téléphoniques des prisons iraniennes ont été complètement coupées. Depuis cette date, aucun prisonnier ou détenu n’a été autorisé à contacter sa famille.
Des rapports provenant de l’intérieur des prisons indiquent que la mesure a été mise en œuvre à l’échelle nationale et sans préavis, affectant tous les quartiers, en particulier ceux où sont détenus des prisonniers politiques.
Avertissement à la communauté internationale
La coupure d’Internet en plein soulèvement national en Iran ne doit pas devenir un permis de commettre des crimes en silence. Le renvoi immédiat du dossier de l’Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le déploiement de missions d’enquête internationales indépendantes, la garantie d’un accès illimité à Internet et la poursuite des responsables ayant ordonné et mené la répression en vertu du principe de compétence universelle font partie des exigences urgentes soulevées par le peuple et la Résistance iraniens.
Dans une déclaration faite le 10 janvier à Genève, la Mission d’établissement des faits des Nations Unies, exprimant sa grave préoccupation face à l’escalade de la violence contre les manifestants, a appelé le régime iranien à mettre fin immédiatement à la répression des protestations, à rétablir pleinement les communications Internet et mobiles et à respecter les droits fondamentaux des citoyens, y compris le droit de manifester pacifiquement.
Appel à une intervention internationale immédiate
Devant ce massacre de plus de 3 000 citoyens en quelques semaines, le silence de la communauté internationale équivaudrait à une complicité. Le CSDHI appelle solennellement les gouvernements occidentaux et les instances onusiennes à :
Agir d’urgence pour stopper la machine à tuer de Khamenei.
Reconnaître le droit à l’autodéfense du peuple iranien face à cette brutalité sauvage.
Blacklister immédiatement le Corps des Gardiens de la Révolution (IRGC) comme entité terroriste, coupable de ces 3 000 meurtres.
L’histoire retiendra ce mois de janvier comme un tournant sanglant mais décisif. Le monde doit choisir son camp : celui des oppresseurs ou celui du peuple iranien qui verse son sang pour la liberté.
