24/01/2026 Selon des informations du Centre iranien des droits de l’homme, une famille a cherché son enfant pendant trois jours consécutifs, au cours du soulèvement en Iran. Ce jeune homme avait quitté son domicile pour participer aux manifestations et n’était jamais revenu. Désemparée, la famille a d’abord écumé les hôpitaux, puis s’est rendue à Behesht-e Zahra, le principal cimetière de Téhéran. Leurs recherches les ont finalement menés à Kahrizak, un lieu où des images insoutenables de nombreux corps de manifestants tués circulaient simultanément sur les réseaux sociaux et dans certains médias.
À Kahrizak, la famille a été contrainte de chercher le moindre signe de vie parmi les cadavres, dans un lieu où espoir et terreur s’entremêlaient douloureusement. Finalement, contre toute attente, ils ont retrouvé leur fils vivant. D’après ce récit, il aurait été grièvement blessé par balle et, pendant trois jours sans eau ni nourriture, serait resté immobile dans un sac mortuaire en plastique, par crainte d’une exécution.
Toujours selon ce même témoignage, sa famille a finalement réussi à le sortir de cet état et à le transférer à l’hôpital.
Ce récit, malgré son extrême amertume, offre une image rare de survie au cœur de l’horreur et révèle les conditions choquantes qui caractérisent la répression des manifestations en Iran : du traitement des blessés aux fortes pressions exercées sur les familles pour retrouver leurs proches et obtenir des soins médicaux. Ces familles, durant les manifestations, ont été livrées à elles-mêmes, errant entre hôpitaux, morgues et centres de détention.
Il convient de noter qu’en raison de la coupure et des restrictions sévères imposées à Internet en Iran, la vérification indépendante de ce récit est actuellement impossible.
