13/03/2026 La doctrine d’élimination physique et de répression absolue en Iran
Rapport analytique sur la stratégie de « répression absolue » dans un contexte de tensions militaires — mars 2026
Alors que la crise militaire impliquant l’Iran mobilise l’attention internationale, les autorités de la République islamique auraient ouvert, selon plusieurs analyses, un nouveau front intérieur de répression contre les citoyens et les prisonniers, en s’appuyant sur la rhétorique de guerre.
L’examen de prises de position récentes de responsables du pouvoir judiciaire, ainsi que de statistiques alarmantes concernant les exécutions, mettrait en évidence l’émergence d’une « doctrine de répression préventive » destinée à étouffer toute voix dissidente. Transformation du pouvoir judiciaire en bras d’appui des forces armées
Le 4 mars 2026, Gholamhossein Mohseni‑Eje’i, chef du pouvoir judiciaire iranien, a déclaré que cette institution agissait désormais en coordination étroite avec l’appareil sécuritaire et militaire du régime.
En évoquant explicitement un contexte de guerre, il a établi un lien entre certaines actions civiles et ce qu’il a qualifié de « trahison militaire ».
Selon ses propos, toute parole ou action perçue comme alignée avec les intérêts des ennemis du pays — notamment les United States ou ce qu’il a appelé le « régime sioniste » — devrait être traitée selon des principes révolutionnaires applicables en temps de guerre.
Pour de nombreux observateurs, cette position marque un glissement du système judiciaire vers une fonction sécuritaire, où les procédures ordinaires pourraient être supplantées par des logiques de défense nationale.
L’ordre d’« étouffement immédiat » : suspension du droit à la vie
Lors d’une réunion interne en mars 2026, Mohammad Javad Larijani, figure influente dans la sphère judiciaire iranienne, aurait présenté ce que certains analystes décrivent comme une doctrine d’« étouffement immédiat ».
Selon les propos rapportés, toute manifestation ou slogan jugé favorable aux ennemis du pays devrait être réprimé instantanément, y compris par des mesures de force prises sur le champ.
Dans ce cadre, il a appelé à un soutien total aux forces Bassidj et aux forces militaires afin d’empêcher l’émergence de toute contestation intérieure.
Des organisations de défense des droits humains considèrent que ce type de déclarations pourrait être interprété comme une incitation à des actions extrajudiciaires contre les manifestants.
Torture en détention et intimidation des familles
Des informations provenant de plusieurs prisons iraniennes indiquent que cette approche aurait été rapidement appliquée dans certains établissements pénitentiaires.
Dans les prisons de Mahabad et de Ghezel Hesar, des protestations de détenus — liées notamment à l’absence d’abris lors de bombardements à proximité — auraient été réprimées par l’utilisation de gaz lacrymogènes dans des quartiers fermés.
Parallèlement, des rapports font état :
de restrictions sévères des communications des détenus ;
de pressions psychologiques exercées sur leurs familles ;
d’un climat de peur destiné à décourager toute contestation.
Selon des organisations de défense des droits humains, ces pratiques pourraient constituer des violations de l’interdiction internationale de la torture et des traitements inhumains.
La « machine des exécutions » : une victime toutes les trois heures
Les statistiques relatives aux exécutions durant les premiers jours de mars 2026 ont également suscité une vive inquiétude.
Selon les données citées dans ce rapport, 70 prisonniers auraient été exécutés en huit jours, soit en moyenne une exécution toutes les trois heures.
Un rythme soutenu d’exécutions
La succession d’exécutions de 11 à 15 personnes par jour sur plusieurs jours consécutifs suggérerait, selon les auteurs du rapport, une utilisation systématique de la peine capitale.
Une stratégie de « choc géographique »
Ces exécutions auraient été réparties dans plus de quarante villes, notamment :
Yasuj
Khash
Rasht
Qazvin
Mashhad
Yazd
Ahvaz
Bandar Abbas
Tabriz
Qom
Pour les observateurs critiques, cette dispersion géographique viserait à diffuser un sentiment de peur à l’échelle nationale, afin qu’aucune région du pays ne se sente à l’abri de la répression.
Des domiciles transformés en « cellules d’isolement forcé »
Des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux indiquent également que des membres des Bassidj auraient ouvert le feu sur des fenêtres d’appartements d’où provenaient des slogans de protestation.
Selon ces témoignages, ces pratiques auraient pour effet de transformer les domiciles privés en espaces de confinement, où toute expression de protestation pourrait être immédiatement réprimée.
Les organisations de défense des droits humains estiment que de telles actions pourraient constituer une violation de l’inviolabilité du domicile et de la liberté d’expression.
Analyse juridique et état d’urgence
D’après les auteurs du rapport, les politiques observées en Iran en mars 2026 pourraient constituer des violations multiples du droit international :
Crimes contre l’humanité
Selon l’article 7 du Statut de Rome, la combinaison d’exécutions massives et d’une politique officielle de répression pourrait être interprétée comme une attaque généralisée ou systématique contre une population civile.
Droit à la vie
L’appel à des éliminations « sur-le-champ » serait contraire à l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Droit à un procès équitable
Le recours à des « principes révolutionnaires en temps de guerre » pourrait compromettre les garanties fondamentales de procédure et la présomption d’innocence prévues par l’article 14 du PIDCP.
Conventions de Genève
Le maintien de prisonniers à proximité d’objectifs militaires pourrait soulever des questions au regard de la Quatrième Convention de Genève, notamment concernant la protection des civils.
Interdiction de la torture
L’utilisation de gaz lacrymogène dans des espaces fermés et les pressions psychologiques exercées sur les familles pourraient relever des interdictions prévues par la Convention contre la torture (CAT).
Protection du domicile
Les tirs visant des habitations pourraient constituer une violation de l’article 17 du PIDCP, relatif au respect de la vie privée et du domicile.
Appel à l’action
Les auteurs du rapport appellent la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à :
documenter les déclarations de Mohseni-Eje’i et Larijani comme des incitations potentielles à des crimes internationaux ;
condamner l’augmentation rapide des exécutions, décrite comme un outil de répression politique ;
protéger la sécurité des citoyens dans leurs domiciles, face aux signalements d’usage de la force ;
mettre en place des mécanismes de surveillance indépendante des prisons, afin de prévenir une catastrophe comparable aux exécutions massives de 1988 executions of Iranian political prisoners ;
ouvrir des procédures juridiques internationales concernant d’éventuelles incitations à des crimes contre l’humanité.
Conclusion
Pour les auteurs du rapport, la combinaison de rhétorique de guerre, d’intensification des exécutions et de répression intérieure pourrait annoncer une nouvelle phase de violence politique.
Selon eux, le temps presse pour empêcher une nouvelle vague de répression massive.
