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L’Iran exécute un manifestant de 18 ans, Amirhossein Hatami, alors que la répression de l’insurrection s’intensifie

03/04/2026  Maryam Rajavi condamne l’exécution comme un signe de désespoir du régime et appelle à une action urgente du Conseil de sécurité de l’ONU

L’exécution d’Amirhossein Hatami, âgé de 18 ans, à Téhéran le jeudi 2 avril, a suscité de vives condamnations de la part de figures de l’opposition, qui la considèrent comme faisant partie d’une campagne de répression renforcée menée par les autorités iraniennes après l’insurrection de janvier 2026.

Selon les déclarations officielles, Amirhossein Hatami a été exécuté pour « Moharebeh » (guerre contre Dieu) et « corruption sur terre », accusations fréquemment utilisées par la justice iranienne dans les affaires politiquement sensibles. Il avait été arrêté par l’Organisation du renseignement des Gardiens de la Révolution (IRGC) pour son implication présumée dans des manifestations anti-gouvernementales.

Les médias affiliés à l’État ont rapporté qu’Amirhossein Hatami aurait participé à une attaque contre un site militaire classifié à Téhéran durant l’insurrection. Les autorités ont affirmé qu’il aurait vandalisé le site, mis le feu et bloqué les accès. La justice a ajouté que, lors des interrogatoires, Hatami aurait reconnu son intention de renverser le régime et sa recherche d’armes et de munitions sur le site.

Amirhossein Hatami faisait partie de plusieurs détenus transférés en isolement cette semaine depuis la prison de Ghezel Hesar. Le 31 mars, lui et quatre autres—Mohammad Biglari, Ali Fahim, Abolfazl Salehi et Shahin Vahed-Parast—avaient été déplacés avant l’exécution de leurs peines de mort. Les sentences avaient été prononcées par la 15e section du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Abolghasem Salavati, largement critiqué par les organisations de défense des droits humains pour son rôle dans les procès à connotation politique.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (NCRI), a condamné l’exécution, la qualifiant « d’acte criminel » reflétant la peur du régime face à la contestation publique croissante. Elle a souligné que l’usage de la peine de mort contre de jeunes manifestants illustre ce qu’elle considère comme le désespoir des autorités face à l’agitation sociale et au risque d’une insurrection plus large.

Maryam Rajavi a appelé la communauté internationale à adopter une position ferme contre ce qu’elle a décrit comme une succession d’exécutions en Iran et a exhorté le Conseil de sécurité des Nations Unies à intervenir. Ses déclarations reflètent les appels croissants des groupes d’opposition pour une intervention internationale face à la répression des manifestations récentes.

L’exécution d’Amirhossein Hatami s’inscrit dans un schéma plus large de mesures punitives sévères visant les personnes associées à l’insurrection de janvier. Les observateurs notent que l’utilisation de charges lourdes et de procédures judiciaires accélérées soulève de sérieuses inquiétudes concernant le respect des droits des accusés, en particulier dans les affaires impliquant de jeunes détenus.

Alors que les tensions persistent, le cas d’Amirhossein Hatami devrait accroître le contrôle international sur les pratiques judiciaires du régime et alimenter le débat sur la réponse de la communauté internationale aux préoccupations persistantes en matière de droits humains en Iran.