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L’Iran exécute Sasan Azadvar Junaqani, 21 ans, suscitant une indignation en matière de droits

02/05/2026  Des versions contradictoires émergent après que l’Iran a procédé à une exécution liée aux troubles de protestation à Ispahan.
L’Iran a exécuté Sasan Azadvar Junaqani, âgé de 21 ans, un jeune athlète détenu lors des récents troubles, intensifiant l’examen des cas de peine de mort liés aux manifestations.

Alors que les autorités le décrivent comme un attaquant violent agissant contre la sécurité de l’État, des groupes de défense des droits humains affirment que l’affaire soulève de sérieuses questions quant au respect de la procédure régulière.
Version officielle : accusations liées à la sécurité et « aveu »
L’exécution de Sasan Azadvar Junaqani a eu lieu tôt mercredi à Ispahan après que sa condamnation à mort a été confirmée par la Cour suprême d’Iran, selon des rapports officiels. Son affaire a rapidement attiré l’attention, non seulement en raison de son âge, mais aussi en raison des récits fortement contradictoires entourant ses actes et son procès.

Les médias affiliés à l’État ont déclaré que Junaqani avait été reconnu coupable d’« inimitié contre Dieu » après avoir attaqué les forces de sécurité lors des troubles. Les autorités allèguent qu’il a jeté des pierres sur des véhicules de police, endommagé des biens et tenté d’incendier un minibus transportant des agents. Elles ont également affirmé qu’il avait agi avec l’intention de déstabiliser le pays et qu’il avait avoué ses actes pendant l’enquête.

Le pouvoir judiciaire soutient que l’affaire a suivi toutes les procédures légales, y compris un examen par la Cour suprême, avant que la sentence ne soit exécutée.

Groupes de défense des droits humains : des questions sur l’équité du procès
Cependant, les groupes de défense des droits humains présentent un récit sensiblement différent.

Selon ces sources, Sasan Azadvar Junaqani était un athlète de 21 ans qui avait été arrêté lors de manifestations à Ispahan plus tôt cette année. Ils soutiennent que les preuves contre lui restent floues et que l’affaire a été marquée par de graves préoccupations juridiques.

Les organisations de défense des droits ont également soulevé des questions sur la manière dont les aveux ont été obtenus, des rapports suggérant qu’il pourrait avoir été soumis à une forte pression pendant sa détention.

Pour ces groupes, l’exécution reflète un schéma plus large : l’utilisation de la peine capitale dans des affaires liées à des activités de protestation, où la procédure régulière est souvent contestée.

Une affaire qui met en lumière une fracture plus large
L’affaire de Sasan Azadvar Junaqani intervient dans un contexte d’augmentation plus large des exécutions en Iran liées à des accusations de sécurité. Les autorités insistent sur le fait que de telles actions sont nécessaires pour maintenir l’ordre, en particulier pendant les périodes de troubles.

Les critiques, cependant, soutiennent que traiter les affaires liées aux manifestations comme des menaces pour la sécurité nationale risque de brouiller la ligne entre actes criminels et dissidence politique.

Ce qui rend cette affaire particulièrement frappante n’est pas seulement l’exécution elle-même, mais la profonde divergence dans la manière dont elle est comprise.

Dans le récit officiel, Junaqani est présenté comme un participant à des attaques violentes visant à saper l’État. Dans le récit fondé sur les droits, il est vu comme un jeune détenu des manifestations dont le procès pourrait ne pas avoir respecté les normes internationales.